À Lunel, l’extinction totale de l’éclairage public a plongé la ville dans le noir. Insécurité, inconfort, sentiment d’abandon : pour Stéphane Muscat et l’équipe de la liste Envie de Lunel, cette situation n’est ni acceptable ni durable. Dans une vidéo tournée sur le terrain, il annonce une décision forte : dès le mois d’avril, la lumière reviendra dans la ville.
Sortir du tout noir
« La première chose que nous ferons, c’est d’enlever ce panneau. »
Le panneau annonçant l’extinction de l’éclairage public est devenu le symbole d’un choix subi par les habitants. Pour Envie de Lunel, éteindre totalement la ville la nuit n’est pas une solution. Une ville a besoin de lumière pour être vécue, traversée et partagée, même après la tombée du jour.
Éclairer autrement, pas gaspiller
Remettre la lumière ne signifie pas revenir aux excès du passé. Lunel compte près de 4 600 points lumineux, dont une grande partie est aujourd’hui obsolète et énergivore. La solution proposée repose sur la modernisation du parc avec des lampadaires LED à intensité variable et pilotage intelligent.
L’éclairage serait adapté aux usages réels : fort en début de soirée, abaissé au cœur de la nuit, puis renforcé au petit matin. Une lumière plus juste, plus efficace et plus respectueuse de l’environnement.
Sécurité, économies et bon sens
Ce choix permettrait de réduire la consommation d’énergie de 50 à 70 % et de générer jusqu’à 300 000 € d’économies par an. Des moyens financiers qui pourront être réinvestis dans les services publics et la transition énergétique locale.
« Nous sommes la seule liste à le proposer véritablement », affirme Stéphane Muscat. Remettre la lumière à Lunel, c’est faire le choix du bon sens : une ville plus sûre, plus accueillante et plus vivante, de jour comme de nuit.
